Spiritualité, Nouvel-Age - Développement Personnel
Ce que nous sommes venus faire sur Terre

Chacun d'entre nous est une âme immortelle, même si l'incarnation dans un corps-cerveau dense nous fait oublier cette évidence. Le corps-cerveau possède des besoins, des tendances et des désirs. Par exemple, le besoin de manger, ou la tendance à angoisser, ou le désir de posséder… Ce sont là des dynamiques qui relèvent du corps-cerveau. Mais il n'est peut-être pas tout à fait suffisant de parler simplement de corps-cerveau. Ne faut-il pas, plutôt, parler de personnalité transitoire ? La personnalité transitoire est composée du corps, du cerveau, du mental-émotionnel, etc… Il y a des besoins, des tendances et des désirs de nature physique. Il en existe de nature cérébrale. Il en existe encore de nature mentale ou émotionnelle. En d'autres termes, il existe de nombreuses « dynamiques » au sein de la personnalité transitoire. Et chacune de ces dynamiques demande à être satisfaite. Et le jeu de la satisfaction des dynamiques de la personnalité transitoire, peut devenir un jeu d'une complexité telle, que nous perdons de vue la véritable raison de notre incarnation sur Terre.

Nous ne nions pas la justesse qu'il y a à satisfaire les dynamiques de la personnalité. Mais dans cette satisfaction, il convient de demeurer « raisonnable ». Il y a une histoire qui raconte la mésaventure de deux personnes qui n'avaient pas su être raisonnables au cours de leur incarnation. La première personne s'appelait Dolorès, et la seconde s'appelait Richard, mais en réalité les noms n'ont pas d'importance. Dolorès avait vécu une vie de privations, car il pensait que le but de la vie consistait dans le détachement par rapport au monde charnel. Il se défiait tellement des plaisirs de la chair, qu'il n'avait généralement que la peau sur les os. Il s'était toujours tenu bien à distance des choses du sexe, et il s'efforçait de demeurer stoïque lorsque la brise du soir venait se promener sur sa peau mince. C'était à regret qu'il prenait un bain une fois par trimestre, et il se sentait presque fier de marcher pieds nus dans les gravats à longueur d'année. Même s'il n'avait pas spécialement le désir de faire souffrir son corps, il tenait beaucoup à ne pas succomber aux sirènes du plaisir charnel. Et aux yeux de beaucoup, Dolorès était un héros et le symbole d'une haute élévation.

Richard était l'opposé de Dolorès. Il croyait que la vie ne valait la peine d'être vécue, que grâce à tous les plaisirs que la chair pouvait procurer. Richard ne manquait donc pas de s'investir avec un grand sérieux dans la quête du plaisir charnel. Sa nourriture était exquise, ses activités sexuelles étaient remplies de créativité et d'imagination, et le moindre de ses vêtements était un paradis de confort. La vie de Richard était une célébration à la fois désinvolte et savante du plaisir. Ce n'était pas un jouisseur irréfléchi, au contraire c'était un hédoniste d'une rare intelligence, et son appétit pour le plaisir avait aiguisé en lui une aptitude remarquable pour conquérir et conserver de vastes territoires de plaisirs et de jouissances. Et pour beaucoup, Richard avait une existence très enviable.

Dolorès et Richard vinrent à mourir, et ils se retrouvèrent tous les deux devant un ange. Et l'ange devait indiquer à chacun sa nouvelle demeure. Au cours de leurs vies, Richard et Dolorès s'étaient connus, et évidemment ils ne s'aimaient pas vraiment. Car chacun croyait que l'autre était en train de se tromper du tout au tout sur le chemin de la vie. Et quand on est incarné sur Terre, il est très difficile d'aimer une personne, quand on pense que cette personne est en train de se tromper lourdement sur ce qu'il convient de faire dans la vie. L'ange conduisit Richard et Dolorès aux portes du purgatoire. Et le purgatoire, ce n'est pas l'anti-chambre du paradis. C'est juste un monde terne, sans béatitude, et sans agonie. Un troisième terme de l'au-delà, ni enfer, ni paradis. L'ange leur dit, dans le langage très étrange des anges : « Grise comme des pleurs sans grincements de dents, sèche comme une savane en été, et cependant douce comme de la paille verte, ainsi votre nouvelle demeure ».

Dolorès et Richard comprirent que c'était là qu'ils vivraient bientôt. Dans un monde qui n'était pas l'enfer, et qui n'était pas le paradis. Un moment de mi-douleur, de mi-repos. Quelque chose de supportable, mais d'inconfortable. Dolorès fut le premier à s'écrier : « Non ange, tu te trompes. Je suis un homme de haute élévation ! Comment pourrais-je être destiné à un tel endroit ? Mon compagnon, certes. Mais moi ! ». L'ange se contenta simplement de répondre : « Tu as cru que la vie juste consistait à se tenir éloigner du plaisir. Et en cela tu t'es trompé. Ici est ta demeure ».

Richard s'écria à son tour : « Ah ! Lui, il s'est trompé ! Donc il mérite de demeurer ici. Mais moi ? ». L'ange lui répondit : « Tu as cru que la vie juste consistait à embrasser le plaisir. Cela aussi était une erreur. Voilà pourquoi ceci est également ta demeure ». En entendant ces paroles, Richard et Dolorès furent très étonnés, et il leur sembla avoir une illumination. « Nous comprenons, dirent-ils en même temps. Il ne faut ni repousser le plaisir, ni le poursuivre. Il faut pratiquer la voie du juste milieu ». Mais alors qu'ils disaient ces paroles de sagesse, une voix se fit entendre au milieu du purgatoire : « Même pas ! Moi qui vous parle, j'ai été un vertueux de la voie du juste milieu. Et je me retrouve ici également ». Richard et Dolorès sentirent une vague de désespoir les saisir. Et ils exprimèrent à l'ange leur incompréhension : « S'il ne faut ni repousser le plaisir, ni rechercher le plaisir, ni se tenir au milieu de ces deux voies, que faut-il faire ? ». Avant de disparaître, l'ange laissa tomber ces quelques mots : « Et qui vous a dit que la vie juste avait quelque chose à voir avec le plaisir ? ».

L'histoire ne nous en dit pas plus… La dernière parole de l'ange est probablement un peu lapidaire, mais il existe une autre histoire qui peut nous permettre de mettre un peu plus en évidence la véritable raison de notre incarnation physique. C'est l'histoire d'un homme parfait. Cet homme était absolument extraordinaire. Il développa son intelligence jusqu'à des hauteurs vertigineuses. Et grâce à son intelligence exceptionnelle, il inventa de nombreuses machines, découvrit de nombreux remèdes, et fit faire un bond de géant à la science de son époque. Les inventions de cet homme hors du commun, rendirent un grand service à l'humanité. Les remèdes qu'il avait découverts, permirent d'éradiquer de terribles maladies. L'homme reçut plusieurs fois le prix Nobel, mais tout le monde s'accordait à dire que ce n'était pas suffisant pour lui exprimer toute la reconnaissance que l'humanité avait à son égard. Une telle puissance intellectuelle n'avait jamais été vue sur Terre, et les apports de cet homme fabuleux dépassaient tout ce qui avait pu être fait par la somme de tous les autres savants depuis le début de l'histoire de la science et de la technologie.

Mais cet homme parfait ne s'arrêta pas en si bon chemin. Il développa une grande pureté psychologique et une haute élévation morale. Il s'avéra être un mari irréprochable, un père de famille plus que modèle, et un citoyen généreux. Grâce à ses inventions et à ses découvertes, il se bâtit une fortune encore plus vaste que celle du légendaire roi Salomon. Avec son argent, il sortit plusieurs pays du tiers-monde de la misère, et permit à un nombre incalculable de gens d'avoir une existence décente. Sa générosité n'avait d'égale que son intelligence, et pour cela aussi il reçut plusieurs prix Nobel. C'était un homme parfait, doté d'un intellect exceptionnel, et d'une maîtrise de soi sans faille.

L'homme de notre histoire était si intelligent qu'il découvrit le moyen de faire évoluer son propre ADN. Il devint un surhomme, et atteignit un niveau de développement biologique, cérébral et mental qui le situait au-delà de l'horizon humain. A son intelligence vinrent s'ajouter des pouvoirs psychiques qui étaient inconnus des hommes, et inimaginables pour le commun des mortels. Avec ses pouvoirs acquis grâce à un bond évolutif de son ADN, notre homme parfait parvint encore mieux à aider l'humanité. Mais, malgré ses découvertes et sa mutation évolutive, l'homme parfait n'avait pas réussi à vaincre le spectre de la mort. Il mourut donc. Et il se retrouva devant un ange.

Et l'ange le conduisit au purgatoire. L'homme fut très surpris, car il s'attendait à entrer au paradis, et il n'aurait pas été étonné si Dieu lui-même était venu le féliciter ou lui délivrer un prix prestigieux. L'homme questionna l'ange : « Pourquoi ne vais-je pas au paradis ? N'ai-je pas été un homme exceptionnel et bon ? Qu'est-ce que j'ai fais de mal ? ». L'ange lui fit cette réponse toute simple : « Tu n'as rien fait de mal. Tu as exprimé et développé les meilleurs aspects de ta personnalité, et tu as su corriger et dissiper les défauts de ta personnalité. Mais pour trouver place dans la demeure parfaite de Dieu, demeure que vous appelez paradis, il faut avoir éveillé son cœur. Rien de ce qui relève de la personnalité ne peut vous ouvrir les portes de la demeure parfaite de Dieu. Seul le développement de votre cœur peut vous conduire dans les bras du Seigneur ». L'homme parfait demanda alors : « Et comment on éveille le cœur ? ». A cela, l'ange répondit : « Il suffit d'aimer. Tu as tout fait au cours de ta vie, sauf cela : aimer ».

C'est donc très simple, mais il faut peut-être l'exprimer en d'autres termes. L'âme immortelle que nous sommes, a pour noyau : le cœur. Et au centre du cœur : l'étincelle divine. Un chercheur spirituel, qui avait beaucoup cherché et beaucoup exploré, arriva devant un Maître et lui dit avec des mots un peu secs : « Maître, je ne sais plus que faire. Après plus de soixante ans d'étude et de pratique de toutes les voies imaginables, la paix et la joie inconditionnelles sont toujours des étrangères pour moi. J'ai connu des extases et des ravissements extraordinaires, j'ai même connu la richesse et l'adulation du monde, mais ma vie se déroule toujours sur fond d'oscillation entre bien-être et mal-être, entre sourire et irritation. Mon mental, mon émotionnel et mon corps ont reçu tout le soin possible. Alors pourquoi ne suis-je pas installé dans la paix et la joie inconditionnelles ? ». Le Maître lui répondit ceci : « Tu as fait le travail de la personnalité, et tu n'as jamais fait le travail du cœur ». Et quand le chercheur voulut savoir en quoi consistait le travail du cœur, le Maître donna une explication très brève : « Avec ton cœur, rayonne l'amour, et encore l'amour, et seulement l'amour. Et alors l'étincelle en toi deviendra un soleil, et tu réaliseras la paix et la joie inconditionnelles. Il te faudra du temps, selon ton effort, mais c'est ainsi seulement que tu arriveras à la réalisation intérieure du Divin ».




Ce que nous sommes venus faire sur Terre (Spiritualité, Nouvel-Age - Développement Personnel)    -    Auteur : carol - France


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dernière mise à jour : 2006-10-01

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