Vie pratique - Jardinage, Agriculture
Trucs et astuces pour la culture en placard de nos plantes adorées

1) Matérielle nécessaire :
- Rack tube néon avec ballast 36 Watts 1m20 (voir nombre suivant le nombre de plantes cultivées)
- ( module lampe HPS 250 Watts à 400 Watts suivant la culture pour la floraison)
- Tube néon GroLux 36 Watts 1m20 (voir nombre…)
- Pots en terre diamètre 14 ou 16
- Terreau pH6,5
- Engrais
- Pot d'hormones de bouture
- Ventilateur
- Chauffage électrique
- Prises programmables
- Thermomètre ou thermostat
- Graines ou boutures femelles
- Patience et passion

2) La salle de culture
Une pièce doit être dédiée à la culture, un placard, un débarras etc… dans un endroit discret (ca ne regarde que vous).
L'endroit doit être isolé de sorte de ne pas perdre de chaleur et trop devoir le chauffer.
Le sol : la plante n'aime pas avoir froid au pied, on surélèvera le sol avec une planche et si possible avec de la matière isolante dessous (polyester expansé, laine de roche…) protégez ce sol surélevé d'une bâche ou de sacs poubelle (il se pourrait bien que de l'eau tombe dessus lors des arrosages)
La taille de votre pièce dépendra du nombre de plante cultivées, mais si on y met des tubes néons d'1m20 prévoir la largeur en conséquence, une hauteur de 1m80 est suffisante.
On peut prévoir aussi un faux plafond (par exemple une plaque de polyester) fixé sur les câbles de soutient des tubes de sorte que le volume à chauffer soit plus petit (pas trop près des réglettes quand même !)

Il faudra prévoir une aération de sorte à renouveler l'air grâce à un ventilateur (un trou d'entré d'air en bas et un trou de sortie en haut)
La plante aura besoin de CO² (elle le transforme en oxygène par photosynthèse), si l'air n'est pas renouvelé correctement la plante aura du mal à se développer,
un apport en CO² est conseillé, mais la présence de ce gaz dans un air correctement renouvelé est suffisant. (voir dans un prochain chapitre) Le placard devra aussi être isolé de la lumière extérieure, surtout lors de la floraison. (on verra pourquoi plus tard) Il est conseillé de peindre les murs en blanc de manière à réfléchir la lumière produite par les tubes ou les lampes
(tapisser les murs de papier d'alu n'est pas conseillé mais parfois pratiqué car il conserve l'humidité et l'excès de chaleur)

3) La première nourriture : L'éclairage
L'éclairage sera vital pour votre plante, tout comme l'eau, l'apport nutritif et la terre (voir même plus vital)
Plusieurs systèmes sont possibles, tout dépend de la taille de votre portefeuille !

Notre plante absorbe principalement un spectre de lumière qui va du violet au rouge, mais le jaune et vert ne sont que très peu absorbés voir pas du tout comme le vert, rejeté par la chlorosynthèse de la plante (d'où sa couleur)

La lumière du soleil présente le spectre total, mais ce spectre est impossible à reproduire en lumière artificielle (sauf pour les professionnels en culture de laboratoire par exemple, donc, hors de nos moyens) Lors de sa croissance, notre plante aura besoin de 18 heures minimum " d'ensoleillement ".
Donc pour nous, humbles cultivateurs amateurs, on calculera suivant nos moyens : 36Watts heures pendant 18 heures jusque 400Watts/H pendant 18 heures
Le type de lampes :
- Ampoule standard à bannir : spectre jaune, pas assez éclairant, consomme trop
- Ampoule allogène idem : chauffe trop, consomme énormément, spectre mal adapté
- Spots : chauffent beaucoup trop, trop d'infra rouges
- Les lampes hautes pression au sodium (HPS) et mercure (MH).
La lampe HPS (haute pression au sodium) est l'idéal, c'est coûteux à l'achat et au fonctionnement,
mais indispensable pour la floraison. Ce sont des lampes généralement utilisées pour l'éclairage extérieur de monuments par exemple.
Elles fonctionnent avec un système de ballast, douille et réflecteur spécifique, il existe des puissances de 250, 400, 1000 watts et plus, la ventilation sera indispensable pour dissiper la chaleur qu'elles produisent.
Le spectre des lampes MH est assez proche du jour sans partir dans les ultra Violets ni infra rouges. le rendement obtenu en floraison avec la HPS (portant sur le orange) vaut la peine d'investir en ce système.
La lumière comme vous avez pu le constater en lisant les paragraphes précédents joue un rôle déterminant dans le cycle de vie de notre plante, en effet cette plante se base sur la durée du jour pour régler sa sexualité quand l'hiver approche, les jours sont moins longs donc il se prépare pour la reproduction, les males en produisant du pollen les femelles en produisant des fleurs pour abriter les graines.
Durant la période végétative (pousse) on veillera à ce que la lumière soit allumée au moins 18 heures par jour, certains éclairent 24h/24 mais il vaut mieux laisser une période de repos, une période de " nuit ".
Pour la floraison la question ne se pose pas. Une lampe au sodium s'impose !
Cette lampe doit rester allumée 12h de jour et éteinte 12h de nuit avec aucune lumière, n'allumez pas pour montrer vos plantes en fleurs à un ami (vous le regretteriez amèrement).
Les lampes HPS et au mercure (MH) dégagent beaucoup de chaleur il vous faudra impérativement prévoir un système de ventilation pour évacuer l'excès de chaleur.

4) L'eau
L'eau utilisée pour l'arrosage devra être à température ambiante de la pièce de culture afin d'éviter tout choc thermique sur les racines.
On pourra utiliser l'eau courante qui a un pH neutre (entre 7 et 7,5) à condition de la préparer :
Laisser couler l'eau FROIDE pendant 1 minute avant de remplir votre bouteille de façon à évacuer les dépôts dans les canalisations. Une fois la bouteille remplie (pas à raz bord, remplissage stoppé 2cm avant le goulot d'étranglement) on va la laisser ouverte dans la salle de culture au moins 24 heures de manière à ce que le chlore présent dans l'eau puisse se décanter et que la température atteigne celle de la salle de culture.
Pour l'arrosage on secouera vigoureusement la bouteille (fermée pour pas vous en mettre partout !)
pour oxygéner l'eau, les racines en seront toutes contentes !
On n'utilisera pas d'eau CHAUDE ou TIEDE en sortie de robinet car trop de minéraux et de métaux lourds y sont concentrés.
L'eau minérale en bouteille :
à moins de connaître sa composition exacte en minéraux et son niveau de pH, on peut l'utiliser, mais la plante boira beaucoup durant toute sa vie, ça coûtera cher à l'usage.

5) L'apport de nutriments
L'apport d'engrais sera important pour la vigueur de votre plante, toutes fois, respectez le dosage indiqué sur les flacons, vous pouvez même diluer un petit peu plus, un surdosage mettra tout vos efforts en échec car la plante " grillera " rapidement par overdose, espacez les arrosages en apport d'engrais, par exemple : 1 arrosage avec engrais, 1 ou 2 arrosages sans.
Sur tout flacon d'engrais est spécifié une référence NPK, le N correspond à l'azote (nitrogène), P correspond au phosphore et K au potassium. Après, ce sigle est suivit de 3 chiffres, ce sont les indices, par exemple : NPK 3-6-6 cela signifie que l'engrais contient 3% d'azote, 6% de phosphore et 6% de potassium.

L'arrosage :
Afin de ne pas " noyer " votre plante, laissez sécher la terre entre les arrosages, enfoncez votre doigt dans la terre pour vérifier l'humidité, attendez que les 5 premiers centimètres de terre soient sec avant d'arroser à nouveau. Aussi, veillez à ce que l'eau de trop plein ne stagne pas dans la soucoupe sous le pot. Si vous arrosez trop, vous verrez des taches marron apparaître au bout des feuilles et les premières feuilles jauniront.
Notre plante aura des besoins différents suivant ses étapes de croissance, celles-ci sont composées de 3 étapes :
La première : la germination,
la deuxième : la phase végétative (pousse),
la troisième : la phase reproductive (floraison).
Lors de la mise en terre de la plante, après l'avoir arrosé la première fois avec de l'eau simple, on l'arrosera avec de l'engrais NPK 3-8-7 car notre plante aura besoin de phosphore pour développer son système de racines. Un arrosage enrichi espacé d'un arrosage simple.
On l'arrosera de la sorte jusque l'apparition d'un deuxième étage de feuilles (sans compté les 2 petites feuilles rondes des restes de graine).

Phase de germination
Ensuite on entame la phase végétative, on enrichira avec de l'engrais NPK 4-1-5 et on l'arrêtera 2 semaines avant le déclenchement de la floraison.
Lors de la floraison, la plante aura de nouveau de forts besoins en phosphore (P), par contre,
le taux d'azote (N) doit être le plus bas possible, trouver un engrais NPK 0-4-8 serait parfait.
(arrêter l'apport 1 semaine avant la récolte). L'idéal est d’acheter un engrais spécialement conçut pour notre plante pour la pousse et pour la floraison.
(Rappel : Un excès d'engrais ne peut faire aucun bien a votre plante RESPECTEZ LES DOSES INDIQUEES, voir diluer plus pour les engrais très forts (30-10-10))

6) La ventilation
Le vent :
Comme vu dans la partie lumière, la chaleur est un problème non négligeable, avant de vous lancer dans une culture en placard avec des lampes HPS ou au mercure (MH), il est indispensable de prévoir une ventilation costaud sinon votre investissement serait réduit à néant ou presque.

ASTUCE IMPORTANTE :
si vos plantes sont enfermées dans un placard elles n'auront pas de vent contre lequel se défendre. Ceci devrait vous donner des plantes plutôt chétives. L'astuce est de mettre à proximité de vos plantes un ventilateur ceci afin que vos plantes ne se la coulent pas douce et qu'elles se musclent un peu afin de pouvoir porter des grosses fleurs (sinon elles feront ce qu'elles pourront).
Le brassage de l'air permettra aussi, en cas de chauffage électrique, une meilleure répartition de la chaleur dans votre pièce.

L'air :
Notre plante, comme la plupart des plantes vertes, récupère le CO² pour en extraire le carbone
(matière première de la plante) et rejette de l'oxygène le jour, elle a besoin de la lumière pour faire cette transformation (la photosynthèse).
Vos plantes à l'étroit dans un réduit vont rapidement épuiser le CO² qui est près d'elles. Le ventilateur devrait permettre à l'air de se renouveler. Une bonne idée est un apport supplémentaire de CO².
On peut se créer une source de CO² d'appoint simple et peu chère ceci grâce aux levures.
En effet les levures de bières (Celle du boulanger, mais surtout pas la chimique) se "nourrissent" de sucre, et de ce sucre créent 2 composés. Le premier est l'alcool, le second qui nous intéresse plus précisément est le CO².
Pour cela il vous suffit de mélanger dans une bouteille de soda de 2 litres (une qui résiste à la pression), une cuillerée de levure de boulanger, 200 grammes de sucre (le sucre brun marche mieux mais moins longtemps), et 1L1/2 d'eau tiède. Mettre ça près de vos plantes devrait leur fournir un surplus de CO². Le CO² étant un gaz lourd il convient de le diffuser de haut (pour qu'il retombe sur vos plantes), cette solution doit être renouvelée dès qu'elle ne crée plus de bulles.

Ventilez ¼ d'heure ventilateur allumé et ¼ d'heure éteint pendant toute la période de jour.
Dans le cas ou vous n'apportez pas de supplément de CO², ventilez en permanence le jour. (attention, la " nuit " la plante n'a pas besoin d'apport en CO², elle respire de l'oxygène)

7) Préparation pour la mise en terre.
Le choix de la terre est très important, notre plante aime l'eau, mais " respire " l'oxygène par les racines, tandis que les feuilles respirent du gaz carbonique CO². (le processus s'inverse pour les feuilles dans la période de nuit, elle respire de l'oxygène et rejette du CO², d'où l'importance d'un système de ventilation)
Donc, si l'on à une terre qui retient l'eau, les racines ne sauront plus respirer et la plante s'étouffera.
Il faut trouver une terre qui draine bien l'eau. Le rôle de l'acidité de la terre est important aussi, sous un pH 6.0 la terre sera trop acide, au-dessus d'un pH 7 la terre sera trop calcaire, dans les deux cas, la plante aura du mal à absorber ses nutriments. Une terre intéressante est un mélange de terreau pH 6.5 (4 chez Leroy Merlin pour 5 litres), (le pH est indiqué à l'arrière des sachets), et de sable ou vermiculite (60% terreau, 40% sable).

8) Les pots de culture
Seul les pots en terre (oranges) sont sur, préférez des pots neuf plutôt que de récupérer des pots de diverse plante crevée (on ne sait jamais quel germe peut se balader dans la terre du pot).
Des pots d'un diamètre entre 14 et 16 cm suffisent. Veillez que le fond soit percé pour permettre l'évacuation du surplus d'eau. Mettre une couche de 1cm de cailloux (propres) dans le fond et remplir le reste du pot avec notre mélange de terre (pas à raz bord, laissez 2 ou 3 centimètres de libre) Préparez une soucoupe ou une assiette pour mettre sous le pot, cela évitera tout dégoulinement lors des arrosages.

9 La température
La température et l'humidité jouent aussi un rôle important, notre plante résiste entre des températures allant le jour (lampes allumées) entre 17 et 35C° maxi. En dessous de 17 C° notre plante va luter pour survivre et ne va pas bien s'épanouir, en-dessus de 32 C°, notre plante va suffoquer et aura du mal à pousser aussi, une température idéale serait entre 26 et 28 C°, n'hésitez pas à investir dans un thermostat.
Quant à la température de nuit (lampes éteintes) elle ne doit pas descendre sous 16 C°,
bien qu'elle résiste à des températures allant jusque 5C°, ceci serait préjudiciable pour notre chere plante. Une bonne solution est de programmer le chauffage pour la période de nuit,
¼ d'heures allumé toutes les heures avec le ventilateur en parallèle pour qu'il puisse brasser l'air chaud ainsi que de renouveler l'air (n'oubliez pas, notre plante respire de l'oxygène la nuit, donc le système CO² doit être coupé aussi)

10) L'humidité
Si votre pièce est bien ventilée, pas de soucis d'humidité à se faire,
mais sachez qu'un taux d'humidité à 80% favorisera l'apparition de moisissures ainsi que d'insectes indésirables.
Un taux d'humidité convenable se situera aux alentours de 30 à 40%. Les plantes qui poussent sous un climat chaud et sec aura des feuilles plus étroites que les plantes cultivés dans une atmosphère humide. Ceci étant dû au fait qu'une plante respirant un air sec respire plus facilement, l'humidité qui se trouve sur ses feuilles s'évaporant plus rapidement.
Dans une atmosphère humide, l'humidité ne peut s'évaporer aussi rapidement, en conséquence de quoi elles ont "besoin" d'être plus larges, d'avoir une plus grande surface d'évaporation pour rejeter les déchets que la plante produit. Les feuilles larges produisent moins de résine par feuille que les feuilles étroites, ce qui signifie qu'il y aura plus de résine dans un gramme de feuilles étroites que dans un gramme de feuilles larges.
Les plantes à feuilles larges fourniront bien entendu un volume plus important de feuilles, mais leur qualité sera inférieure à celles provenant de plantes à feuilles étroites. Enfin, la résine de la plante servant à empêcher les feuilles de se dessécher, on comprend qu'une plante produise plus de résine dans un local sec que dans une pièce humide.

11) La germination
La première étape étant en possession de graines d'origines sures consiste bien sur à les faire germer.

Graines de Northen Light N°1
Les graines doivent être d'une couleur brune, brune foncé, grise, mais si elles sont vertes, aucunes chances, leur aspect est brillant, si les graines sont mates, ne les achetez pas.
Pour les faire germer, rien de bien compliqué, préparer un petit verre d'eau tiède (21C°) et plonger les graines dedans pendant 24 heures. (Si les graines restent à la surface lors du plongeon, ce n'est pas très bon signe)
Après 24 heures de trempage, prendre une petite soucoupe où l'on appliquera un mouchoir en papier
ou un sopalin plié dans le fond, ce tissu doit être mouillé en permanence, disposer les graines par-dessus et recouvrir d'une simple couche de mouchoir en papier.
Le papier doit constamment être mouillé, mais attention que les graines ne baignent pas dans l'eau.
Puis recouvrir le tout d'une deuxième soucoupe en la plaçant à l'envers au-dessus de l'autre. Laisser à une température ambiante (" 21C°)

La graine va alors puiser l'eau dont elle a besoin pour " éclore ", elle va se fendiller puis un petit germe blanc va commencer à en sortir (entre 3 et 6 jours).
Ne laisser jamais les graines germer trop longtemps, sinon cela compromettra ses chances de survie lors de la mise en terre. On peut ôter les graines quand la taille du germe est égale à la moitié de la taille de la graine.

Si les graines n'ont pas germé au bout de 2 semaines, elles ne germeront jamais. Pour la germination, pas de besoins spécifiques en lumière, ni en air.

12) La mise en terre
Lorsque les graines sont germées, on peut les mettres directement dans nos pots. Il est parfois utilisé des pots intermédiaires entre la germination et la croissance, personnellement, je préfère planter directement dans les pots de 16cm de diamètre, cela évite toute fausse manœuvre lors des rempotages (racine cassée etc…)
La graine doit être plantée à une profondeur entre double et égale à sa taille, (si la graine mesure 5mm, on la plantera dans une profondeur entre 5mm et 1 cm).
Préparez le trou en conséquence, prendre délicatement la graine et la mettre dans le trou germe pointé vers le bas. (la graine fera moins d'efforts si le germe est placé vers le bas, il ne devra pas s'épuiser à faire demi-tours) Recouvrir délicatement sans tasser et arroser raisonnablement d'eau simple, mais doucement. (pour éviter que la terre n'emporte la graine.)
Durant la suite de la germination, la terre doit toujours être humide à l'endroit où la graine est plantée.
Notre germe va alors continuer à pousser, il va alors s'encrer dans le sol, il va plonger une racine principale et la développer pendant que la tige va commencer à pousser.
Une paire de petite feuille ronde apparaîtra au bout de 3 ou 4 jours, celles-ci ne sont pas des feuilles,
mais le reste de la graine (tout ceci à température de la pièce de culture)

A cette étape, n'hésitez pas à vous tenir un petit journal, notez-y toutes les étapes, les évolutions les arrosages, montée des lampes etc, cela vous permettra, lors des prochaines cultures, d'apporter des améliorations et de ne pas rééditer les erreurs que vous auriez pu commettre.
Puis si vous ne vous rappelez plus si vous avez arrosé en simple ou en nutriment lors du dernier arrosage, il vous suffira d'ouvrir votre journal.
Vous pouvez dors et déjà éclairer 18 ou 20 heures par jour, approcher les tubes à une distance de 5 à 10 centimètres de la plante (40 cm pour des lampes HPS ou MH).
Attendez le deuxième jeux de feuilles pour commencer l'apport en CO², le commencer plutôt ne servirait strictement à rien.
Ensuite, durant la période de croissance, veillez à ce que la distance entre le tube et la plante soit toujours entre 5 à 10 centimètres. (Toujours 40 cm pour les MH et HPS)
Une plante placée à 20 cm recevra 3 fois moins de lumière qu'à 10, elle poussera trop vite en hauteur à la recherche de lumière, les feuilles seront trop larges (pour absorber plus de lumière) et la tige fragile.
Avec le tube à 5 cm, la plante poussera moins vite, les espaces entre les nœuds seront moins important, la tige plus solide et les feuilles moins larges. Elle pourra se concentrer sur une croissance résistante. (Toujours 40 cm pour les MH et HPS, pas plus prés, sinon les plantes brûleraient)
Si votre plante ne mesure que 6 à 8 centimètres à 1 mois, c'est normal, ne vous inquiétez pas,
la plante pousse beaucoup plus rapidement lors de la seconde moitié de croissance.
Vous pouvez prévoir lors de la réalisation de votre chambre de culture un système pour monter ou descendre facilement les lampes, celles-ci devront souvent êtres manipulés.

13) Le clonage, la taille et le bouturage
Notre plante pousse naturellement comme un sapin, c'est à dire, qu'elle ne possède qu'une seule extrémité : La cime, porteuse des fleurs lors de l'étape reproductive.
La taille de notre plante nous permettra non seulement de pouvoir la cloner (oui, c'est possible !)
Mais aussi de multiplier les extrémités, donc, le nombre de fleurs.

Clonage : Que vous soyez pour ou contre le clonage, si vous aimez notre amie et que vous n'avez pas de sources régulières d'approvisionnement de graines et aussi, détail important si vous voulez des récoltes rapides et successives, vous allez devenir un adepte forcené du clonage.
Qu'est ce que le clonage ? Le clonage c'est reproduire une plante à l'identique autant de fois que possible (pas a l'infini mais possiblement une infinité de fois) rassurez-vous, vous aurez besoin uniquement d'une partie de votre chère plante pour en voir pousser une identique (génétiquement).
Le tour de passe-passe consiste à faire pousser une plante mère, de ne jamais la faire fleurir (18 heures / jour de lumière) et de ne faire fleurir que les clones. Ceci afin d'avoir toujours à sa disposition une plante mère productrice de clones (le clonage c'est bien, faites-le savoir autour de vous).
Mais si vous ne voulez pas vous encombrer d'une plante mère, vous pouvez également récupérer les tailles de vos plantes pour en faire des clones. (Là le clonage n'est pas infini).

14) Tailles et bouturages
Tailles : pour le clonage vous aurez besoin d'extrémités de plante.
Comme notre plante pousse naturellement comme un sapin, l'astuce est justement de couper la cime juste au-dessus d'une des branches latérales. (Coupez de biais au scalpel, les ciseaux écrasent et abîment la tige).
Généralement on commence aux troisièmes jeux de branches (les toutes premières feuilles rondes étant exclues) et on verra 2 nouvelles extrémités pousser au bout de quelques jours.

Cette même taille pouvant se répéter sur ces mêmes extrémités lorsqu'elles auront quelque peu poussé. (j'ai entendu dire qu'une taille précoce ne gênait en rien la plante, mais perso je préfère attendre un peu)
A force votre plante mère devrait avoir l'air d'un buisson.

Bouturages :
Lorsque votre plante est assez touffue pour vous fournir en clones, (ou quand vous récupérez une taille) il vous faudra tenter de maîtriser l'art du bouturage.
Le bouturage est assez simple en terre. On coupe le clone, on trempe 3 centimètres de sa tige dans l'eau tiède, on le trempe dans l'hormone de bouturages (Dans tous les magasins de bricolages) On tapote un peu pour faire tomber l'excédant de poudre, on le plante dans un petit pot, on arrose d'un engrais avec un taux élevé de phosphore. Gardez vos pots humides (mais pas trempés) avec un fond de bouteille découpé par dessus le tout et des racines devraient se développer rapidement.

Une majeure partie de vos clones devrait prendre racines, cependant, il faut encore les laisser sous 18h/jour de lumière pendant encore un moment. (le temps de faire des racines... ne faites pas fleurir vos clones avant le développement d'un système racinaires décent)
Ensuite vous les placez sous la lumière pendant 12h et 12 de nuit TOTALE ! (N'allumez jamais vos lampes pendant le sommeil des plantes) pendant que les clones fleurissent la plante mère qui se trouve très rapetissée de cette taille vous préparera d'autres clones... (Magique non ?).
Vous pouvez aussi réccuperer les boutons lors des tailles pour faire des bouture avec autant de succés, il suffit de les couper de la même manière, les tremper dans l'hormone de bouturage, les mettre en terre et les couvrir avec un fond de bouteilles, les racines seront développées en 1 semaine, vous pouvez alors les rempoter.
Personellement, j'utilise des pots de peliculle photo pour le bouturage, j'y met avant une feuille de papier à l'interieur couvrant le cylindre du pot, ceci facilite grandement le dépotage (comme pour les petits suisses !)

Si vous ne voulez pas faire de votre plante une " plante mère ", ne répétez pas la taille plus de 3 fois.
(ca vous fera quand même 7 clones et 8 têtes sur votre plante au lieu d'une ! ! !)
sinon votre plante n'aura pas la force de supporter tout le poids lors de la floraison

Une methode pour renforcer la tige est de la tordre de droite a gauche tout du long de la tige comme pour essorer le linge, n'ayez pas peur ça ne va pas casser, cela va renforcer la structure de la tige et ainsi mieux supporter le poid des fleurs

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Les mâles
Quand les plantes commence à fleurir, vous devrez repérer les mâles et les arracher. Si les mâles parvenaient à maturité et larguaient leur pollen sur les femelles, ces dernières produiraient moins de THC, une bonne part de leur énergie se trouvant en effet mobilisée pour nourrir les graines fertilisées (au lieu de bosser à produire de la résine).
Les mâles sont en général moins feuillus. Les fleurs mâles, vert-jaune, se développent sous forme de petites bourses tombantes attachées près des fourches des branches et, plus bas, près de la tige.
Après que la fleur se soit ouverte, cinq petites étamines s'ouvrent et laissent pendre, au bout de ce qu'on appelle des fils de la Vierge, les anthères. Ce sont les anthères qui dispensent le pollen quand vient le moment de la fertilisation, aussi est-il assez facile de deviner l'approche de ce divin moment en observant si oui ou non les anthères sont gonflées à craquer. Vous serez capables de savoir quand les anthères seront tout à fait déployées : leurs surfaces commenceront à montrer de petits grains de pollen blanc environ 12 heures avant le largage du pollen. Un autre indice réside dans les petits poils situés sous le revers des feuilles et qui deviendront gonflés près de leur base.
Les plantes mâles suivent un processus de floraison uniforme. La première fleur s'ouvre avant le lever du soleil (celle-ci se trouve au 2ème tiers supérieur de la plante, nichée contre la tige). La floraison se propagera alors de cette première fleur vers la périphérie, progressant à vitesse constante dans toutes les directions jusqu'à ce que les fleurs les plus proches de la périphérie et du sommet de la plante soient atteintes. Entre la 7ème et la 12ème heure, les dernières fleurs se seront ouvertes, et le processus aura atteint son terme. A la première brise, un nuage de pollen est largué et flotte, poussé par le vent, à travers champs où les femelles "attendent", leurs pistils pointant hors de leur cosse pour recueillir la poussière vitale. L'acte de fertilisation se situe à l'apogée de la vie du mâle : celui-ci ira dorénavant en déclinant. Peu après le largage du pollen, la plante mâle commence à perdre sa couleur verte et sa texture lisse et brillante. Le cycle de la vie du mâle sera achevé au terme de la 12ème semaine de son existence
Vous risquez aussi d'avoir des hermaphrodites, c'est à dire les deux sexes à la fois...

Les femelles

Les femelles survivent aux mâles de 3 à 5 semaines, fait qui reflète en partie la plus grande complexité de leur cycle de vie.
Les fleurs femelles ressemblent encore moins à des fleurs conventionnelles que les fleurs mâles. Cette fleur est structurellement très simple et consiste en un pistil duveteux entouré de feuilles spécialisées formant comme une petite coupe (ouverte et pointée vers le haut) d'où l'extrémité du pistil, et ses deux styles, émergent pour recueillir le pollen. Ce pistil constitue l'ovaire de la femelle cannabis, il ressemble à un oeuf de termite légèrement aplati (une fois épluchées quelques unes de ses feuilles de protection).
Bien que les fleurs femelles poussent à l'origine par couple, une fleur de chaque couple meurt au moment de la fertilisation.
Les fleurs femelles sont groupées plus ou moins étroitement ensemble, ces grappes de fleurs (et de feuilles) atteignant souvent des dimensions impressionnantes - en particulier au sommet de la plante.
Une plante femelle, à maturité, pèse environ deux fois plus qu'un plante mâle. Elle a plus de feuilles par grappe (de feuilles) et plus de grappes de feuilles qu'un mâle.
Pendant que les mâles mûrissent et se préparent à larguer leur pollen, les femelles approchent de leur période fertile : leurs fleurs subissent des modifications qui les préparent à l'acte reproductif. Les cosses s'ouvrent légèrement de façon à ce que le pistil et les styles puissent émerger. Les variations de température peuvent avoir des effets négatifs sur les organes sexuels. Après la pollinisation, comme nous l'avions déjà fait remarquer, une des deux fleurs de chaque couple de fleurs avorte. La survivante peut alors tirer sur l'énergie de la plante et les graines se développer.

Créer des graines femelles
Il est possible de croiser vos deux plans femelles favoris pour créer une nouvelle souche de graines qui produira que des plants femelles. Ces deux plants seront de plantes différentes, pas des mêmes graines. Cela créera la meilleure descendance, et ne fera pas de rejets. Il est plus facile de mesurer la qualité des femelles que celle des mâles, la fumée est meilleur et plus facile à juger. Les plants créés de cette manière à partir de graines seront tous femelle il n'y aura aucune chance d'avoir un chromosome mâle à partir de parents femelles.
Utilisez de l'acide Gibbérellique sur une branche d'une plante femelle pour induire des fleurs mâles. L'acide Gibbérellique est vendu en jardineries pour croiser les plantes et faire des hybrides. Pulvérisez les plantes une fois par jour pendant 10 jours avec 100 ppm d'acide gibbérellique. Quand la fleur mâle se forme, pollenisez les fleurs de l'autre plante que vous avez sélectionnée. Pollenisez seulement une branche, a moins que vous vouliez beaucoup de graines!
Quand la branche a des fleurs mâles, coupez la branches et enracinez-la dans l'eau, avec une glace en dessous pour récupérer le pollen quand il tombe. Utilisez une solution d'enracinement similaire à la solution de bouture précédemment cité. Collectez le pollen en recouvrant la branche avec un sac plastique et agitez le. Utilisez une lame de rasoir pour racler le pollen qui est tombé et l'ajouter au sac.

Il est aussi possible de polleniser les fleurs de la plante ou vous avez créé les fleurs mâles, la croiser avec elle même. On l'utilise pour préserver les caractéristiques d'une plante spéciale. Les boutures préserveront aussi les caractéristiques de la plante, mais ne permettra pas de stocker les graines pour un usage futur. Croiser une plante avec elle même, peut amener a des problèmes de croisement, dans la plupart des cas ce n'est pas la solution optimale. Une fois j'ai essayé d'utiliser l'acide Gibbérellique, pulvérisé sur une plante en bonne santé, tous les jours pendant une semaine. Aucune fleur male n'est apparue sur la plante. Le résultat peut varier.

La récolte
Si vous ne vous préoccupez que de la puissance de votre résine, le moment idéal pour moissonner se situera lors de la floraison des femelles (ou juste après); aussi la plupart des graines provenant d'une telle récolte seront-elles immatures.
A l'inverse, si toutes les graines d'un lot donné semblent être mûres (d'un gris brillant), il y a de fortes chances que les plantes étaient un peu vieilles lors de la moisson (ou plutôt, que la moisson fut un peu tardive) et qu'elles ont de plus, probablement, été pollinisées (ce qui diminue la qualité de la résine).

Le séchage
Il existe différents moyens de sécher votre plante après la moisson. Vous pouvez vous servir de la méthode dite "du bocal" qui donne des résultats satisfaisants et ne pose pas trop de problèmes.
Commencez par arracher toutes les feuilles de vos plantes. Placez-les ensuite dans un gros sac en papier, en ayant soin de laisser le sac ouvert. Laissez la reposer dans le sac pendant 3 ou 4 jours, selon la quantité de feuilles que vous avez mises dans le sac. Quelques jours plus tard, quand les feuilles sont sèches au toucher, mais encore pliables, transférez-les dans une jarre ou un bocal au couvercle hermétique.
A ce stade de l'opération, il est capital que vous surveilliez votre recolte de très près : si elle n'est pas suffisamment sèche, elle moisira dans votre jarre.
Ouvrez celle-ci tous les jours pour faire partir l'humidité, et reniflez l'herbe pour vous assurer qu'elle n'a pas commencé à moisir. Le moisi pue suffisamment pour que vous le détectiez aussitôt. Dans le cas où votre herbe serait en train de moisir, sortez-la de son bocal et étalez-la sur la table pour qu'elle puisse sécher rapidement.
ca sèche bien plus lentement dans un récipient hermétique, mais elle acquiert la consistance du tabac. Elle sera sèche tout en ayant le moelleux du tabac.




Trucs et astuces pour la culture en placard de nos plantes adorées (Vie pratique - Jardinage, Agriculture)    -    Auteur : Cécile - Canada


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dernière mise à jour : 2007-06-14

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