Spiritualité, Nouvel-Age - Spiritualité
RELOVUTION, la révolution de l'amour

LE SEXE DE DIEU


Les religions du Livre, c'est à dire le judaïsme, le christianisme et la religion musulmane ont choisi un dieu masculin. Elles ont au passage soigneusement éradiqué toutes les traditions orales souvent vouées à une divinité féminine. C'est ainsi que le culte d'Isis a été remplacé par celui de la Vierge, afin de canaliser la foi des païens vers le christianisme. Un certain nombre de sites dont le nom se termine par "IS" portent la trace de cet ancien culte, ainsi que les églises dédiées à une Vierge Noire (le Puy en Velay, Pringy, Czestochowa en Pologne, etc). Les guérissseuses et autres sorcières ont été systématiquement éliminées afin que les écclésiastes soient les seuls intercesseurs spirituels.

C'est la source d'un dysfonctionnement et d'un déséquilibre fondamental. Nous naissons sexués, donc amputés d'une moitié complémentaire de sexe opposé et nous passons notre existence à rechercher la complétude, la réunification, à travers la recherche du ou de la partenaire idéal(e). Bien que l'expérience de l'état amoureux soit délicieuse, en ce sens qu'elle nous fait entrevoir par l'expérience le bonheur éphémère de la fusion et de la réunion de nos deux polarités. Mais cet état nirvanesque est toujours temporaire parce que les deux partenaires sont physiquement séparés et forment deux individualités distinctes. La fusion n'est rendue possible que par la projection de chacun de sa partie complémentaire, de sexe opposé, non incarnée, sur la surface de l'autre partenaire. En ce sens, d'ailleurs, les deux amoureux ne sont pas réellement en relation l'un avec l'autre, mais surtout avec leur invisible moitié projetée.

Nous, les hommes, aspiront sans cesse à fusionner avec une femme, à la recherche de l'être qui nous completera parfaitement et assouvira tous nos désirs et besoins. Nostalgie sans doute de l'état edenique pré-natal, donc de la fusion avec la mère, mais aussi peut-être nostalgie d'un état antérieur à l'incarnation, et même antérieur à la gestation, dans lequel l'absence de sexuation nous permettait d'être UN. Pour vous les femmes, il en va de même, peut-être plus clairement que pour l'homme, parce que vous êtes du même sexe que votre mère, qui vous a porté et avec qui vous avez également fait un.

Cette blessure originelle, ce manque, ne nous laisse pas en paix et nous poursuit tout au long de l'existence, car c'est un des leviers les plus puissants de la nature pour nous amener à nous accoupler pour perpétuer notre espèce. Mais en même temps, cette énergie, cette soif, peut servir et nourrir une aspiration spirituelle.

En la canalisant, en l'offrant à la divinité, elle peut alimenter notre vénération et notre amour de la divinité. Ce sera d'autant plus simple et naturel si les hommes vénérent et surtout aiment l'aspect féminin de la Divinité, tandis que les femmes aiment et vénérent l'aspect masculin de la Divinité.

Ainsi pour l'homme, chaque femme rencontrée, et en particulier sa compagne, lui rappelle la Divinité et incarne le lien à la Divinité. Son amour charnel et affectif, y compris son désir sexuel pour sa partenaire sont autant d'élans qu'il peut adresser, élever, dédier consciemment à la Divinité, conçue délibérément sous son aspect féminin. De cette manière la femme et la Nature redeviendront sacrées aux yeux des hommes. Bien entendu, la manifestion de la Divinité dans les Femmes et la Nature sont pour l'homme des projections de sa part féminine intérieure et donc de la dimension divine féminine qu'il porte en lui-même et avec laquelle il peut ainsi entrer en communion intérieure.

Sa compagne, et toutes les femmes, l'aideront à se rappeler cette communion, par leur seule présence. Ainsi le bénéfice sera double. L'homme se relie à son âme et communie avec la Divinité, tandis que la Femme garde conscience d'incarner la Divinité, grâce au regard de l'homme. Les deux se sentent un, libérés de la blessure du manque de la moitié perdue dans le processus d'incarnation.

Pour les femmes, il pourrait en être de même si elles se tournent vers l'aspect masculin de la divinité. Elle canaliseront leur désir de fusion humain en l'offrant à l'aspect masculin de la Divinité. Elle renoueront ainsi avec leur part masculine non incarnée, sacraliseront les hommes et en particulier leur compagnon. En offrant leur amour à celui-ci, elles l'adressent en même temps à Dieu. L'homme prend conscience de sa dimension divine grâce à ce regard sacré que lui porte la femme.

Cette forme de spiritualité mixte aurait le grand avantage d'équilibrer et d'harmoniser à la fois nos rapports humains, notre relation à la Nature, en tant que manifestion divine, notre relation à nous-même, et elle donnerait force à une spiritualité quotidienne s'appuyant sur l' élan spontané, le besoin quasi-compulsif des femmes et des hommes à retrouver leur unité perdue, qui s'il n'est pas canalisé, conduit bien souvent à la ruine des couples et l'incompréhension entre les sexes.

Voilà pourquoi je rêve d'un culte à une divinité au double visage, une face masculine vers laquelle se tourneraient les femmes et une forme féminine vers laquelle se tourneraient les hommes. Cette nouvelle religion remplirait notre vie d'amour.



LA FEMME ET LA FAUTE
Evoquée dans l'article "La Faute et le Pouvoir", je reviens ici sur la question de la faute biblique d'Eve.


A en croire le livre de la Genèse, dans l'ancien testatement, qui reste, rappelons-le le mythe fondateur des trois religions du livre, le judaïsme, le christianisme et l'islam, la faute de notre misérable existence à l'écart du paradis, revient à Eve, donc à la femme. Elle est maudite depuis qu'elle a écouté le serpent et incité Adam à goûter au fruit de l'arbre de la connaissance. En même temps qu'Eve et son malheureux compagnon sont chassés du Paradis, Eve se voit gratifier de "l'enfantement dans la douleur". Cependant, même si c'est douloureux, les femmes détiennent l'immense privilège de donner la vie en leur sein.

Ce mythe a provoqué un déséquilibre entre hommes et femmes qui est sans doute la cause d'un grand nombre de maux dans notre civilisation.

Tout d'abord, l'homme est écartelé entre deux visions antagonistes de la femme. Sainte et diablesse ou putain. La mère de chaque homme est toujours la sainte qui lui a donné la vie. En revanche, la femme qu'il va cotoyer, une fois adulte, est porteuse des péchés du monde, en particulier le péché initial de la genèse. Prisonnier de cette ambivalence, l'homme rejette sa part de féminité, et ainsi polarise la société depuis des siècles, en favorisant un monde patriarcal.

La femme a été trop longtemps rabaissée, avilie, au point de consentir elle-même à son infériorité sociale, religieuse, économique. Elle a fini par croire les hommes et transmet à sa descendance son accord avec ce déséquilibre, conditionnant elle-même ses fils et ses filles à se conformer à la place supérieure et inférieure qui leur est impartie.

On a longtemps véhiculé dans le monde chrétien que le femme n'avait pas d'âme. Simple objet de plaisir pour l'homme, attribut de pouvoir, la femme a toujours fait l'objet d'enjeux plus ou moins avoués de conquête guerrière, comme le bétail ou toute autre ressource. La diversité des partenaires féminins des chefs permettait aussi d'assurer la richesse du patrimoine génétique de sa descendance ainsi que celle de la tribu guerrière victorieuse, qui s'emparait toujours des femmes de la tribu vaincue.

Aujourd'hui encore, la femme peine à prendre une place égale à celle de l'homme. Sans parler des nombreux pays où l'excision est toujours pratiquée, ni de ceux où la femme doit cacher son visage, dans les pays occidentaux les hommes ont toujours le pouvoir sur les femmes. Il suffit d'observer par exemple qui a le pouvoir de l'accouchement. Il a été médicalisé et pris en otage par la corporation médicale pour tenter de déposséder les femmes du pouvoir le plus extraordinaire du monde vivant, le seul que l'homme n'a pas.

En fait, tout vient de là. L'homme est jaloux de la femme qui seule a le pouvoir de donner la vie et de créer biologiquement. D'où cette frénésie de l'homme à vouloir à tout prix créer des "trucs", des objets, faute de pouvoir créer en lui-même. La recherche en génétique n'est que l'aboutissement de cette névrose collective masculine. L'homme espère s'emparer enfin du pouvoir de donner la vie.

Nous sommes jaloux et refusons d'accepter l'évidence : il y a bien inégalité entre les femmes et les hommes, mais pas le sens communément admis.

Cet état de déséquilibre entre l'homme et la femme a des répercussions dramatiques sur notre monde : du fait que l'homme ne peut reconnaître et accepter sa part de féminité, il se coupe de lui-même, de son âme, ce qui l'emmène sur les sentiers de la guerre, de la barbarie, de l'individualisme le plus égoïste, dont le capitalisme ultra-libéral est l'émanation absurde. Cette amputation conduit aussi l'homme à souiller et piller son environnment, la terre, qui est justement la projection de cette part féminine de l'homme, en résonnance avec la femme.

C'est la raison fondamentale pour laquelle nous conduisons notre monde à sa perte, faute de rétablir l'équilibre entre masculin et féminin. Il est extrêmement urgent de prendre conscience de notre conditionnement, de notre intoxication par un mythe qui est une sorte de cancer de l'inconcient collectif. Il revient à chacun de nous de se libérer de ce poison qu'est la notion de faute originelle. IL N'Y A PAS DE FAUTE. JE NE SUIS PAS COUPABLE AU LIEU DE LA DIVINITE ( au fait, pourquoi Dieu s'appelle Dieu, pourquoi serait il masculin : il est grand temps de se relier et de faire acte de dévotion envers LA DEESSE, pour contrebalancer des siècles de déséquilibre). Il est grand temps de sacraliser la femme et de la respecter, parce qu'elle porte la responsabilité de nous perpetétuer.


LA FAUTE ET LE POUVOIR


Notre civilisation s'appuie sur un certain nombre de croyances, de mythes fondateurs. Certains sont très féconds et nourriciers. D'autres, en revanche, empoisonnent l'humanité. C'est le cas de la faute originelle, attribuée dans la Bible à Eve. dans le monde judaïque, le monde chrétien et l'Islam.

En effet, ce mythe est porteur d'une double nuisance. Tout d'abord, il a pourri la relation homme-femme jusqu’à aujourd’hui, ce dont nous reparlerons plus loin. D’autre part, ce mythe malsain a introduit dans notre inconscient collectif une marque d’indignité, qui n'a fait que servir le pouvoir sacerdotal, dont ce fût et c'est toujours l'un des leviers de pouvoir favoris qui lui a permis d'asservir les hommes. Nous allons voir de quelle manière les religions ont exploité la « Faute Originelle » à leur profit.

Les juifs on conçu un Dieu vengeur et jaloux. C'est donc sur la peur de la punition et la culpabilité de la Faute que les prêtres ont assis leur pouvoir. L'Islam a repris ce levier de pouvoir à son compte. Seule l’obéissance à la Loi apporte le salut et l’accès au paradis.

L’église catholique a fait preuve de plus de créativité. Dieu est devenu compatissant. Il nous pardonne nos fautes. Pour asseoir leur pouvoir, les prêtres sont devenus les intercesseurs du pardon, grâce à la confession. C’est uniquement par leur intermédiaire que Dieu nous absout de nos fautes.

Ce faisant, ils ont rendu la notion de faute encore plus importante. Ils ont remplacé la peur par la culpabilité. Celle-ci empoisonne notre société et chaque être humain né dans le cadre d’une société chrétienne. Dès sa naissance, il est porteur de cette culpabilité, qui conditionne inconsciemment la manière dont chaque individu conduit son existence. Autre subtilité : pour alléger un peu notre fardeau, c’est Satan qui est la cause de notre fardeau. C’est le tentateur, extérieur à nous, qui nous fait fauter.

Cette intoxication collective psychique a été si puissante qu'elle a empêché tout le monde de voir une contradiction majeure des credos juif, chrétien et musulman. D'un côté, il est dit dans l'Ancien Testament que Dieu est tout et en tout, partout. Nous, êtres humains, faisons donc partie de Dieu, comme tout élément de la Création. Mais dans ce cas, comment serions nous coupables de quoi que ce soit, puisque cela reviendrait à dire que Dieu est coupable à ses propres yeux. En d'autres termes, comment pourrions nous, en tant que créature de Dieu, avoir commis une faute. En toute logique, tous nos actes sont acceptés et même voulus par Dieu, s'il est omnipotent et omniprésent. Même le pire des criminels a l'assentiment divin.

Même si on observe de moins en moins de gens aller se confesser, il n'en reste pas moins que notre système de croyances et notre comportement dans la vie sont profondément marqués par la culpabilité. Nous portons tous en nous une instance intérieure qui nous juge sans cesse, nous adresse des reproches et nous fait préférer la souffrance au plaisir. Il faut dire que, génération après génération, les enfants sont conditionnés dans ce sens, par le système scolaire par exemple. L'apprentissage se fait dans la souffrance, pas dans le plaisir, vous en conviendrez. Pourtant, chaque enfant a spontanément soif d'apprendre, c'est pour lui source de plaisir.

Devenu adulte, l'être humain devient son propre bourreau en s'imposant sans cesse des devoirs, en se jugeant négativement, et en nourrissant une culpabilité souvent écrasante. Coupable envers ses parents, envers son conjoint, envers sa famille, envers la société, et surtout envers lui-même.

Notre juge intérieur veille et nous montre quotidiennement nos prétendues "fautes" et nous culpabilise.

Ainsi peur et culpabilité sont les deux piliers de notre prison intérieure. Si vous vous observez avec attention, vous verrez rapidement à quel point vos actes sont limités par la peur ou la culpabilité.

Aujourd'hui, les pouvoirs politiques, qui ont bien compris l'exemple des religions, et le formidable levier de pouvoir qu'est la peur, s'en servent en permanence pour asservir les peuples qu'ils dirigent, en brandissant des ogres menaçants, dont ils sont censés nous protéger au prix de notre obéissance. Les exemples sont légion, à commencer par le terrorisme, qui justifie toute les restrictions de libertés.

La voie de la liberté passe par l'affranchissement des peurs et de la culpabilité. Les peurs suscitées par l'environnement, en particulier par le pouvoir, sont les plus faciles à repérer et à surmonter : le terrorisme, le chômage, l'insécurité, la délinquance, les menaces climatiques, etc...

En revanche, nos peurs intérieures, celles de notre enfance, qui se manifestent insidieusement dans nos actes les plus anodins, dans nos relations avec nos proches, sont plus difficiles à voir. Mais il est nécessaire d'en prendre conscience avant de s'en débarrasser. La prise de conscience est le plus souvent suffisante pour qu'elles s'évaporent comme la brume de beau temps, car leur objet (la motivation d'une peur) s'avère souvent inconsistante, sans fondement, anachronique.

Voici aussi quelques antidotes à la culpabilité : apprendre à s'aimer et à se convaincre que la Divinité, l'univers, nous aime. Je ne saurais être coupable d'une faute quelconque, puisque je fais partie de la Création Divine, du corps divin. Faire taire le "juge intérieur", ne plus le laisser dicter sa loi. Ne pas se poser non plus en "victime", c'est le grand partenaire du "juge", l'un ne va pas sans l'autre et la "victime", cette autre voix intérieure, nous pourrit autant l'existence que le "juge". Enfin, en faisant de votre mieux, et si vous en avez conscience, vous ne vous sentez plus coupable, même si vous avez failli. Vous avez fait de votre mieux, et vous allez continuer. Voilà qui est beaucoup plus positif.

Antidotes aux peurs : il faut tout d'abord les repérer, les peurs personnelles, liées à votres histoire de vie, votre enfance, et les peurs véhiculées par la société et surtout les médias. Fermez vous à l'intoxication quotidienne des nouvelles données par les médias qui visent à renforcer nos peurs et nous rendre plus serviles. Au contraire, entourez-vous d'un halo positif, merveilleux, magique. Attachez vous à voir a beauté du monde, de la nature, des êtres vivants. Plus vous entretiendrez la flamme de la joie, de la beauté, de l'amour et de l'émerveillement, meilleure sera votre existence. Et le monde négatif n'aura plus prise sur vous. C'est comme si vous étiez passé dans une autre dimension, qui cotoie le monde tri-dimensionnel que nous connaissons, mais sans en faire partie.

Quant aux peurs personnelles, pour les surmonter, suivez le conseil donné à Harry Potter lors du cours sur les peurs. Rendez les ridicules et risibles au lieu de les voir comme des ogres. Autrement dit, changez votre manière de les voir, de les envisager. Elles disparaitront dès que vous cesserez de les voir comme effrayantes.


PRINCIPES D'UNE NOUVELLE RELIGION

1 – La relation à la Divinité est une expérience intérieure. Par conséquent, elle ne saurait être dictée par quiconque. Ceux qui tentent de dicter à autrui des préceptes spirituels, en particulier à travers les religions, sont des usurpateurs, seulement motivés par le pouvoir.

2- Toute la Création, l’Univers, et donc l’être humain, fait partie de la Divinité, qui est Tout. Nous ne sommes donc jamais coupable de quoi que ce soit aux yeux de la Divinité, qui sinon serait elle-même coupable à ses propres yeux. La faute originelle, fondement du monde judéo-chrétien, est donc une invention humaine qui a servi à assujettir la femme à l’homme et l’homme à la religion. Il n’y a rien à se faire pardonner, quoi que nous fassions. En revanche, nous avons à nous libérer du joug de la culpabilité d'une prétendue faute.

3 – Par voie de conséquence, la dualité ‘bien/mal’ n’existe pas de manière absolue. Elle est le fruit de la pensée humaine, dualiste par nature. Seule importe l’ethique. L’être humain a le devoir d’interroger et d’écouter son ethique afin d’orienter sa conduite.

3- L’homme et la Femme ne sont pas égaux : seule la Femme a le Pouvoir merveilleux d’enfanter. A ce titre, elle est sacrée. L’homme doit cesser de la jalouser au point de lui faire croire depuis des millénaires qu’elle lui est inférieure et de l’asservir.

4 – Pour guérir du conditionnement d’un Dieu masculin et paternel, il est bon d’entrer en relation intérieure avec la Divinité, dans son aspect féminin. La Nature, la Création en sont des manifestations qui peuvent nous servir de miroir.

5 – Il n’y a pas d’élu(s) priviliégié(s) ni d’être humain plus proche de la Divinité, car tous nous en faisons partie. Un guide spirituel est simplement quelqu’un qui manifeste une part de nous-même que nous n’osons pas encore manifester. Par son exemple vivant, il ou elle nous permet de nous autoriser à éveiller cette part de nous même qu’il ou elle exprime.

6 – Le passé n’existe plus, le futur n’existe pas encore, seul le présent est réel. L’instant présent constitue la porte par laquelle la conscience accède à une dimension supérieure en se libérant du temps. En s’incarnant, l’esprit s’emprisonne dans la pensée, progressivement au fil de l’enfance. Or la pensée, parce qu’elle est issue d’un cerveau organique, ne peut s’échapper du temps. Mais l’esprit lui est libre par essence. Il l’a simplement oublié en adhérant à la pensée ce qui lui donne l’illusion de percevoir le temps de manière linéaire. Son vrai temps est un éternel présent. La méditation entraîne l’esprit à se décoller de la pensée.

L’instant présent me semble être l’interface entre l’âme intemporelle et le moi, l’ego, intrinsèquement lié au temps. J’ai l’impression d’entrer dans une nouvelle dimension lorsque je déplace ma conscience, habituellement attachée à mes pensées vagabondes ou délibérées, vers cette entité intérieure, que je nomme âme, immobile et immuable. J’entre alors dans l’expérience consciente de ma présence dans le monde physique. C’est comme si je venais à l’instant d’entrer dans ce corps, habitant cet univers, et que j’en faisais la découverte sans cesse renouvelée à travers mon corps et mes sens.

En même temps, mes préoccupations habituelles s’estompent et perdent de l’importance lorsque je prends conscience de mon intemporalité intérieure.

Habituellement, l'être humain passe son temps à rêver, le jour comme la nuit. Dès la naissance, comme l'enseigne la spiritualité toltèque, son esprit est formaté pour contribuer à son tour à la perpétuation du rêve de son groupe, par le biais des conditionnements transmis par ses parents. Ainsi se trouve faussée notre perception de la réalité et l'utilisation saine de notre cerveau. Seul le guerrier décide de se rebeller contre la dictature de son mental, qui l'emprisonne dans le rêve.
La rébellion consiste à se réajuster dans l'instant présent en faisant taire les voix intérieures qui tissent la pseudo continuité de la trame temporelle.




RELOVUTION, la révolution de l'amour (Spiritualité, Nouvel-Age - Spiritualité)    -    Auteur : Jacques - France


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dernière mise à jour : 2009-01-03

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