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INFORMAXXIMUM: Art, expression et créativité - Essai Gbagbo le Democra-(tué?!)
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Essai Gbagbo le Democra-(tué?!)


GBAGBO, LE DEMOCRA-(Tué ?!) résumé de l'essai.

La démocratie occidentale ou à l’occidentale se voudrait universelle parce que présentée par ceux qui la promeuvent comme étant le meilleur des systèmes politiques en dépit de ses nombreuses faiblesses et insuffisances. La Côte d’Ivoire est un de ces pays du sud, cohéritière de cette culture occidentale qui le plus naturellement du monde s’est mise à l’école de cette démocratie occidentale. Laurent Gbagbo, en est l’un des dignes fils à s’être approprié ce mode de pensée et à œuvrer à la vulgarisation des mécanismes du fonctionnement de la société, vus sous ce prisme. Pourtant, il en devient paradoxalement une victime expiatoire ! Comment donc expliquer ou comprendre qu’un démocrate assumé ait été « assassiné » par la démocratie à laquelle il semblait croire plus que tout le monde et à en devenir une véritable tête de Turc pour les chantres et autres prosélytes de cette démocratie ?
L’ouvrage Gbagbo, le démocra-(tué ?!) est un essai qui sans être militant, ne se voudrait ni à charge, ni hagiographique pour l’ancien président ivoirien, mais qui a cependant la prétention de donner une vue d’ensemble à cette problématique énigmatique et surtout d’une absurdité voulue, tout en explorant les origines lointaines et basiques de cet état de fait et par ricochet, l’ouvrage ose des propositions bien sûr, non exhaustives.
Laurent Gbagbo grâce à l’image positive dont il jouit dans la mémoire collective d’une bonne frange de plus en plus croissante d’africains et aussi à cause des passions et de la polémique que suscite son personnage en est naturellement le prétexte de cette réflexion qui se voudrait avant-gardiste, parce que le moins qu’on puisse dire c’est que son cas fut un cas d’école, riche d’enseignements pour que chaque africain, ayant un minimum de dignité s’en inspire, afin que demain soit à jamais différent d’hier et d’aujourd’hui.

DOUX.

l’essai sera publié très prochainement sur ce blog. A bientôt.



synopsis du film documentaire.

Comme en 1914

« Si le sourd n’a pas entendu le tonnerre gronder, il verra bien la pluie tomber » !
C’est d’un trait, l’enseignement qui peut se dégager au lendemain de l’apocalypse qui vient de se produire au Cameroun- Apocalypse du reste voulue, bien entretenue-et bien sûr attendue !Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir eu des signes-des indices, dès lors que c’est un NSAM ‘‘bis’’, mais cette fois grandeur nature qui vient de se produire, car toutes proportions gardées ce qui s’était passé le 14 Février 1998 dans un quartier périphérique de Yaoundé n’était qu’une « tumeur bénigne » à côté de la « tumeur maligne » de Douala avec toutes ses métastases****** imaginables et inimaginables comme on dirait en Oncologie. D’ailleurs, à titre illustratif on dit bien « la catastrophe de NSAM », ce qui veut dire que le sinistre était circonscrit à un quartier. Nsam étant bien entendu le nom du quartier où s’était produit l’incendie et donc la catastrophe. Comment nommera-t-on le drame qui vient de se produire à Douala sinon que pour être euphémique, on pourra dire « la mini apocalypse » de Douala, eu égard à son gigantisme ! Car pour ainsi dire, le brasier était comparable à ceux produits à la fois le 7 Décembre 1941 à Pearl Harbour le 26 Avril 1986 consécutif à l’explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl et à celui des attentats de New-York sur les Twin-Towers du 11 Septembre 2001; Pourtant ce qui s’était passé le 14 Février1998 à Nsam était éminemment expressif pour qu’on en sortît sans préjudice psychologique. Certes le pays était quand même resté debout mais l’avertissement était sévère- Comment donc expliquer ou comprendre la démission de l’Etat, l’incurie du gouvernement, le ponce pilatisme des décideurs****** l’insouciance des riverains de la grande base de Douala voire la légèreté de tous ? Comment a-t-on pu vivre et gérer l’après catastrophe de Nsam sans dommages psychiques après le sang, les pleurs, et les larmes que cela a générés, pour se laisser encore surprendre par une autre infiniment plus importante plus d’une décennie plus tard ?
Comme en 1914, on a dû apprendre de nouveau à nos dépens que prévenir vaut mieux que guérir- Comme en 1914, on devra répartir à zéro parce que l’expérience des conséquences de la première guerre mondiale n’avait visiblement rien enseigné aux hommes et à cause de cela, on avait eu droit à une deuxième guerre mondiale, cette fois-là plus meurtrière et dévastatrice c’est-à-dire exactement les scénarios de Yaoundé Nsam et Douala.
Pour bien comprendre l’immensité du désastre et réaliser la « splendeur » du gâchis, il est approprié de restituer le contexte, mieux situer le texte dans son contexte.
La base SCDP de Douala-Bessengue est ni plus ni moins, le plus grand centre qui abrite les installations de la société Camerounaise de dépôts pétroliers au Cameroun, d’ailleurs pour donner un aperçu définitif de son importance, on doit dire que c’est ici qu’est construit l’immeuble siège qui fait office de direction générale.
Ce jour-là, il était environ 14 heures, il faisait excessivement chaud-environ 40° à l’ombre, sous le soleil de plomb que les habitants de la capitale économique connaissent généralement aux cours des derniers mois de l’année. Le stade de la réunification de Douala situé à quelques encablures de la base SCDP était déjà bondé de monde parce que devant abriter ce jour-là à partir de 16 heures le match retour du dernier tour qualificatif des éliminatoires de la Coupe du Monde entre les Éléphants de Côte d’Ivoire et les Lions Indomptables du Cameroun en quête de rédemption. Le match n’avait pu se jouer à Yaoundé comme de tradition sous le régime du renouveau pour cause de fermeture du stade Ahmadou Ahidjo aux fins de travaux de réfection exigés pour la FIFA. Les Éléphants de la Côte d’Ivoire s’étant imposés au match aller au stade F. Houphouët Boigny d’Abidjan sur le score de 2 buts signés D. Drogba et 1 de Samuel Eto’o, les camerounais tenaient une septième qualification inespérée au bout de 90 minutes. La rivalité séculaire aidant des deux leaders et par extension des deux sélections pour la circonstance était montée de plusieurs crans. L’adrénaline était au nirvana – A 14 heures déjà, on évaluait à soixante mille spectateurs environ ceux qui avaient déjà pris place dans un stade conçu pour en contenir vingt mille en moins. Et pourtant ceux à l’extérieur ou encore en chemin qui dans les « cargos », qui dans les taxis surchargés, qui dans le train « Inter City » en provenance de Yaoundé, qui doublés, voire triplés* sur les motos ou qui encore à pieds convergeant tous vers le stade, paraissaient plus nombreux que le beau monde qui avait déjà pris place dans la cuvette. A un jet de pierre de là, se trouve le marché de Mboppi qui du fait de sa vocation de marché de grossistes lui donne ipso facto une dimension internationale parce que étant le point de ravitaillement des commerçants venant d’autres pays – Le Tchad et la RCA en l’occurrence, sans parler des Equato-Guinéens qui ont leur hôtel de prédilection où ils séjournent un peu en aval. Inutile de rappeler qu’en ce moment-là, l’enchevêtrement de personnes en ces lieux était semblable à celui auquel on a droit de la part de pèlerins musulmans pendant le circumambulation, autour de la Ka’aba à la Mecque – Mboppi étant un espace toujours embouteillé, car ici le moindre espace vaut de l’or !
Non loin du stade, les fidèles de deux églises réveillées rivalisaient de chants à la gloire du Christ qui « revient bientôt »! Certains parmi les plus zélés ou illuminés, soudainement parce que davantage inspirés du fait du très grand monde susceptible d’être à l’écoute en ce moment – là, se risquaient même à donner des dates du retour du Christ dans leur « prédication ». Il fallait faire vite et fort parce que contexte obligé pour « sauver » le maximum d’âmes ! C’est dans ce Capharnaüm, ce brouhaha infernal et cet enchevêtrement d’êtres, réunis sur un périmètre de cinq kilomètres à la ronde et où sont concentrés des infrastructures et des constructions de nature à drainer régulièrement des marées humaines, lesquels doivent côtoyer ces infrastructures et installations en principe étiquetées « haute sécurité » ou encore « danger de mort » - que le diable qu’on avait volontairement et consciemment dessiné sur le mur pendant des décennies est entré dans la maison. Toujours est-il que comme à Nsam, par inadvertance ou par incurie un employé travaillant dans les ateliers d’enfûtage de gaz domestique logés au même endroit s’est rendu coupable d’une légèreté inexplicable en laissant s’échapper le gaz qui a vite embrasé et cramé une vieille chemise servant de chiffon, laquelle était jetée au niveau de la barrière de sécurité jouxtant l’une des rues ou un passant certainement avait dû auparavant lancer un mégot de cigarette non entièrement éteint ou tout autre objet allumé. Toujours est-il que l’incendie qui s’est produit et les explosions dans les ateliers, les magasins et les installations de carburant in-situ ont provoqué rapidement une répétition de ce qui s’était produit dans la ville de Chicago aux Etats-Unis au début du 20ème siècle et l’avait totalement rasée au point qu’on dû reconstruire entièrement la troisième ville Américaine. Comment cela aurait pu être autrement ? Imaginez donc ! – le plus grand centre de dépôts de produits pétroliers du pays avec ce qu’on sait des contenus de citernes diaboliquement inflammables- le plus grand marché de la sous-région avec sa population aussi enchevêtrée que le sont les branchements inextricables de fils électriques dans ledit marché – un stade de la réunification bondé de monde à l’occasion d’un match des Lions Indomptables – Le marché New-Déido en plein mouvement avec ses arrière – cours d’églises réveillées pleines de fidèles naturels et ceux circonstanciels – Un train « Inter City » en provenance de Yaoundé, entrant en gare et étouffé de voyageurs venus vivre l’ultime rivalité Drogba # Eto’o en direct – Deux mille voitures et motos coincées dans l’embouteillage depuis le marché Mboppi jusqu’au carrefour « Agip » - et des quartiers hyper populeux tel Bépanda qui rappelle à la fois « Adjamé » en Abidjan ou encore « Ikeja » à Lagos. Et c’est dans ce contexte-là que l’incendie se déclenche. La gueule de l’enfer vous avez dit ! Quelle hécatombe ?! Apocalypse now, version tropicalisée avec tout ce qu’on sait comme manque d’équipements pour parer au plus pressé. Des voies d’accès pour les secours à l’instar des rues adjacentes n’existant au demeurant pas. D’ici, on imagine les flammes géantes, des langues de feu dévorant tout au passage et montant jusqu’au ciel ! Compte tenu du contexte, de l’immensité des installations et par ricochet de l’évidence des risques, tout le monde, les autorités avant tout étaient conscientes que ça arriverait un jour, mais comme à leur habitude, chacun ayant une parcelle de pouvoir, s’est débiné, adoptant tous une attitude ponce pilatiste chaque fois qu’il faut réfléchir pour le devenir de leur pays et rabâchant invariablement en le déifiant le nom du chef de l’Etat pour qui, ils organisent hypocritement des « TE-DEUM ».Tout ceci est arrivé parce que très souvent le tragique ne vient pas uniquement du fortuit, mais également aussi de la volonté consciente de l’être humain. Car ce qui est en cause ici c’est à la fois comme susdit, la démission, l’incurie, le sadisme, l’égoïsme, le ponce pilatisme, la pusillanimité, l’absence de vision prospective, et même la méchanceté des uns et des autres ! Tout le monde savait depuis des décennies que tous les ingrédients étaient réunis pour qu’on en arrive un jour à l’hécatombe – Au méga – carnage. Et on ne pourra pas arguer le manque de moyens financiers car entretemps, on s’est autorisé beaucoup de dépenses de prestige et d’esbroufe – On a privilégié des investissements aussi dispendieux qu’inutiles – N’a-t-on pas construit pour satisfaire les lubies d’un Délégué du Gouvernement un tunnel à hauteur de seize milliards, juste pour qu’il en ait aussi un dans sa ville ? Ce qui ne manqua pas de scandaliser et même d’ulcérer un ancien ministre ci-devant, chasseur de baleines devant l’Eternel.
« Comme on fait son lit, on se couche, a-t-on coutume de dire »
Comme la catastrophe de Nsam, n’avait servi à rien – On a eu l’hécatombe de Douala. On a passé le temps à se faire peur, désormais on ne se fait plus peur, On a peur définitivement parce que traumatisé pour toujours. l’effroi sans fin a débouché sur une fin effroyable. Et maintenant, on devra repartir comme en 1914.

«Le rôle des intellectuels c’est d’être les prophètes du malheur »

« Comprenne qui pourra ».
Doux.






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