Spiritualité, Nouvel-Age - Ecologie, Sciences de la Terre
Le maïs et l’eau

Un peu partout en France, on peut admirer d’immenses champs de Maïs plus ou moins verts selon les régions et les restrictions d’eau qui y sont appliquées. Pourtant la culture de cette plante est un horrible gaspillage en eau.

Origine
Le maïs est une plante tropicale originaire d’Amérique centrale qui est maintenant présente partout dans le monde. Le maïs sous sa forme actuelle n’existe pas à l’état sauvage, le sujet est controversé, il semble que la plante ait été créée par l’homme et qu’elle soit maintenant très éloignée de la plante sauvage originelle.

Utilisation
Le maïs est une des cultures les plus répandues dans le monde : 638 millions de tonnes produites en 2003. Il est utilisé principalement dans l’alimentation, surtout pour l’élevage dans les pays occidentaux (85% du maïs cultivé en France sert à nourrir les animaux d’élevage). Il sert aussi dans l’industrie : agro-alimentaire, fabrication de colle, édulcorant, pharmaceutique, plastiques biodégradables et biocarburants.

Problématique
La culture du maïs utilise beaucoup d’eau, ce qui en période de sécheresse est un vrai problème :
1 - pour l’agriculteur qui risque de perdre sa récolte,
2 - pour les usagers qui subissent les restrictions d’eau.

La culture du maïs nécessite environ 2500m3 d’eau par an contre 120 m3 pour une famille française. Sachant que la consommation d’eau varie selon les espèces de 2000m3 d’eau à 20 000m3 !!!

La politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne permet aux agriculteurs de bénéficier de subventions (ex : 208 euros/hectare dans la Vienne).
Ces subventions sont plus élevées si les agriculteurs irriguent les cultures de maïs.
Cette politique encourage le gaspillage de l’eau.

Pourtant le maïs pousse très bien sans irrigation, mais comme l’irrigation augmente les rendements, les profits et les subventions, alors forcément elle est très pratiquée.

En plus, la culture du maïs engendre une forte utilisation des engrais et des pesticides (sont-ils nécessaires ?) et ceux-ci se retrouvent évidemment dans les cours d’eau puis les nappes phréatiques alentours.

Les conséquences
La conséquence directe est un appauvrissement général des ressources en eau : assèchement des cours d’eau et des nappes phréatiques environnantes.

De nombreux départements connaissent actuellement des restrictions d’eau, la pénurie est due en partie à une surconsommation de l’eau disponible par des cultures inadaptées, dont le maïs évidemment.

La pollution des cours d’eau par les pesticides et engrais qui sont utilisés est aussi une conséquence problématique de la culture intensive du maïs.

Le maïs étant principalement destiné à l’alimentation des animaux d’élevage, si les rendements baissent, la filière sera impactée, avec des conséquences possibles sur le prix de la viande au bout de la chaîne. Heureusement, les effets seront réduits par la politique en faveur des jachères qui permettent la conservation des prairies fournissant le fourrage, mais là aussi, les rendements sont inférieurs à cause de la sécheresse. L’avenir n’est pas rose.

Et pour demain ?
Il semble qu’une prise de conscience soit en cours.
Mais la culture du maïs si utile soit elle, ne devrait pas être appliquée sur le territoire entier quand des sécheresses sont à craindre. Elle ne devrait pas non plus être encouragée comme elle l’est actuellement. La pénurie d’eau actuelle est due à ces comportements irresponsables.

Heureusement, des agriculteurs dans certaines régions ont essayé de limiter les surfaces consacrées au maïs : -15% en Poitou-Charentes. La prise de conscience existe réellement.

Un comité de suivi "sécheresse 2005" a été créé cette année. A la sortie de la réunion du 04/08/2005, la Confédération paysanne a tiré la sonnette d’alarme concernant les pratiques qui encouragent les dépenses en eau.

Le problème de l’eau se pose aujourd’hui pour le maïs, mais aussi pour l’élevage ou les besoins vitaux des particuliers, et demain ? Si la gestion de l’eau n’est pas améliorée ? Si les changements climatiques ne sont pas pris en compte (on ne peut pas nier que nous avons des étés de plus en plus chauds.) ?

Peut-on espérer une prise de conscience plus globale ? Avec des mesures adéquates au niveau politique ?

Beaucoup de questions, les réponses restent à venir, espérons que les actions seront adaptées au contexte que nous vivons aujourd’hui ou le scénario risque fort de se reproduire d’année en année.

Sources :
l’Humanité du 05/08/2005
les usages agricoles
le maïs sur Wikipédia
dépêche AP du 04/08/2005 : Sécheresse : les éleveurs du Massif central tirent la sonnette d’alarme
Réunion du comité de suivi de la sécheresse du 20/07/2005
Politis du 15/07/2004 : Charente : les pilleurs d’eau
Libération du 22/01/2005 : Pas si verts ces grains jaunes




Le maïs et l’eau (Spiritualité, Nouvel-Age - Ecologie, Sciences de la Terre)    -    Auteur : Maria - Canada


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dernière mise à jour : 2008-08-05

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